lundi 27 avril 2015

Une Fleur, une Vie, parler du deuil périnatal


J'ai eu la chance de pouvoir m'entretenir avec Élisabeth Martineau, coordinatrice de Une Fleur, Une Vie et auteur de "Surmonter la Mort de l'Enfant Attendu".
Le point, donc, sur la journée du 9 mai prochain, au cours de laquelle aura lieu la 3ème édition d'Une Fleur, une Vie.
L'occasion de comprendre le programme de la journée, les objectifs des associations l'organisant, le devenir des fonds récoltés...
Je remercie beaucoup Élisabeth pour sa disponibilité et sa belle énergie! Ce fut une grande émotion pour moi que de l'interviewer, ses ouvrages et son approche empathique, résolument tournée vers la vie, m'ayant beaucoup portée lorsque je fut moi même touchée par le deuil périnatal.

lundi 20 avril 2015

Habiller les bébés mort-nés dans des vêtements adaptés


L'AssociationLou’Ange, pour habiller de douceur les bébés morts-nés.

Lorsque j'ai entendu parler des actions de Lou'Ange, j'ai tout de suite trouvé cela formidable. Proposer des habits pour ces tous-petits bébés, adaptés à leur taille, répond en effet à un besoin si profond, si réel...
Habiller ces bébés morts bien trop tôt, c'est aussi permettre à leurs parents de les envelopper physiquement de tendresse, de garder d'eux un beau souvenir, d'être apaisés par le sentiments d'avoir fait ce qui était juste pour leur enfant.
Ce sont ces petits gestes, signes de l'humanité et de l'importance de chacun de ces bébés, qui permettent à leurs parents de se sentir entourés, reconnus en tant que père ou que mère, autorisés à éprouver toutes les émotions du deuil qui débute. 
C'est dire si le travail de Lou'Ange et de ses bénévoles participe au chemin de deuil des parents, et s'il était important, pour moi, de faire cette interview!
Je remercie Stéphanie Filliung, présidente de l'association, d'avoir pris de son temps pour répondre à mes questions et je vous souhaite une bonne lecture. 

lundi 23 mars 2015

Pères et IMG


La douleur des pères confrontés à l'Interruption Médicale de Grossesse.

J'ai regardé ce matin le replay des Maternelles de vendredi dernier, qui donnait la paroles à des pères ayant vécu une IMG.


vendredi 20 mars 2015

Survivre après la mort de son bébé...


Vivre après le décès de son bébé

Lettre à une jeune mère endeuillée

Il y a peu, ton bébé est mort.

Ca semble impossible à penser, à dire, à écrire, mais c’est arrivé. Ca t’est arrivé à toi.
Et maintenant ?
Comment survivre ? Quoi faire après ?
Tout semble dérisoire, plus rien n’a de sens.

mardi 24 février 2015

Sophrologie et Deuil Périnatal

 Lors d'un deuil, les émotions très difficiles à vivre se succèdent.
Il peut-être tentant de les mettre à distance pour mieux "tenir", on peut parfois se sentir désarmé pour faire face à ce déferlement de tristesse, de colère, d'anéantissement.
La peur d'être dépassé, de sombrer dans la dépression, l'impression que cela ne finira jamais, qu'on se s'en sortira pas, peuvent ajouter à l'angoisse déjà vécue au jour le jour.
Des thérapies peuvent alors aider à accepter la violence de ce qui est vécu chaque jour, sans se décourager, en sachant que, pour douloureux qu'il soit, chaque pas rapproche d'un apaisement réel.
Tout l'enjeu est de prendre le temps de vivre la douleur, de, consciemment, refuser la fuite ou l'anesthésie, pour être capable de vivre les beaux moments qui viendront un jour, plus tard... Mieux les vivre, les savourer, sans avoir rien oublié des épreuves traversées et de l'être aimé.
Un psychologue spécialisé en deuil périnatal saura rassurer le parent endeuillé sur la "normalité" de ce qu'il ressent.
Cependant, d'autres thérapies peuvent aussi être d'une grande aide, en fonction de la personnalité et des affinités de chacun, et venir compléter les apports d'une psychologue.

mardi 10 février 2015

Comment les professionels peuvent ils aider une mère à accoucher de son bébé mort-né?


Elle a tout de suite fait écho en moi car, comme cette mère, comme beaucoup d'entre vous, je sais combien l'attitude du médecin lors de la mort de notre bébé peut porter ou, au contraire, enfoncer encore davantage.
Je sais combien je suis à jamais reconnaissante aux personnels soignants de l'hôpital d'avoir su, tout en restant professionnels, montrer qu'ils étaient aussi humains, touchés par la mort de ma fille. Cela m'a permis de me sentir moins seule, de continuer à me sentir membre d'une humanité qui pleurait mon bébé avec moi, de sentir que ce bébé était important pour les autres aussi.
On parle souvent de la distance qu'il est nécessaire de mettre entre un patient et celui dont le métier est de le soigner. C'est bien compréhensible, car un médecin, une sage-femme qui se laisseraient engloutir par tous les drames qu'ils croisent ne pourraient sans doute bientôt plus pratiquer, verraient toute leur vie, personnelle et professionnelle, envahie par d'autres vies que la leur.
Mais garder une certaine distance ne veut pas dire se blinder, faire preuve de cynisme, manquer d'humanité.
Il y a là un équilibre délicat à trouver, une juste place pour le professionnel.