mardi 30 décembre 2014

La douleur des parents lors d'un deuil périnatal : ce qu'ils ont vraiment perdu.

Bien souvent, après une mort périnatale, les parents se heurtent à l'incompréhension de leur entourage. Pour eux, qui ne l'ont pas porté, qui n'ont pas touché le ventre de la mère, qui ne l'ont pas attendu de la même manière, ce deuil est un peu abstrait : pourquoi pleurer un être que personne n'avait vu? Pourquoi ne pas se tourner vers la vie, tourner la page, faire un autre enfant?

mardi 23 décembre 2014

Un Noël tout en douceur


En cette fin d'année, je voulais vous remercier pour ce petit ou ce grand bout de chemin que nous avons pu faire ensemble, pour l'amitié que nous partageons parfois, pour la confiance que vous m'accordez, et vous dire que chacun de vous, chacun de ces bébés envolés, seront dans mon cœur le soir de Noël.

Merci à toutes et à tous...





vendredi 12 décembre 2014

Les émotions du deuil périnatal – la colère


Comprendre et vivre sa colère lorsqu'on est frappé par un deuil périnatal.


Vivre sa colère après un deuil périnatal
Le deuil d’un enfant lorsqu’on attendait la vie est un événement dramatique qui suscite, comme tout deuil, de nombreuses émotions.
Parfois très violentes, déconcertantes, elles peuvent amener à l’endeuillé des craintes quant à sa « normalité », de la culpabilité et être extrêmement difficiles à vivre.
Cela est d’autant plus vrai qu’elles peuvent se succéder de manière très rapide au cours d’une journée, laissant les parents qui ont perdu leur bébé épuisés.
On peut ainsi citer la colère, mais aussi la tristesse, la culpabilité, l’agressivité, la frustration, l’amertume, la jalousie, la dépression, la douleur, la souffrance, l’anxiété, la douleur, la solitude, l’inquiétude, la honte, l’épuisement, la fragilité, l’impuissance…
Un cocktail explosif auquel il est difficile de faire face, jour après jour, pendant des mois.

lundi 17 novembre 2014

Permettre aux proches d'exprimer leur peine, de se souvenir, de se soutenir... après la mort de quelqu'un qu'ils aimaient...

 Paradis Blanc, un site pour permettre aux proches de se rassembler et de rendre hommage à la personne décédée, malgré la distance ou la pudeur.

Bougies virtuelles, photos, hommages...
 Je vous livre aujourd'hui l'interview d'Anne-Sophie Tricart, de Paradis Blanc.
Dans le cas du décès d'un bébé, les parents se sentent souvent isolés, du fait que leurs amis et familles ont peu connu leur enfant et sont démunis pour manifester leur soutien. La peur de blesser, d'être maladroit, de provoquer les larmes fait que le silence domine souvent.

vendredi 7 novembre 2014

Etude sur le Deuil Périnatal

Importance de la rencontre entre la mère et son bébé mort-né

J'ai traduit pour vous aujourd'hui un extrait d'une étude publiée en juin 2014 par  des chercheurs suisses et britanniques.

Les auteurs ont constaté que "le deuil périnatal, défini au Royaume Uni comme consécutif à la mort in utero après 24 semaines d'âge gestationnel est une expérience dévastatrice pour les femmes, leur partenaire et l'entourage. En plus du chagrin ressenti par la femme et son partenaire suite à la découverte de la mort du bébé in utero ou pendant le travail, le deuil périnatal place en face de sentiments d'inutilité, d'isolement et de culpabilité. Des symptômes psychiatriques sont aussi communs, incluant la dépression, anxiété, un stress post traumatique et un deuil pathologique. Les parents reportent également, à long-terme, des effets négatifs sur leur capacité à gérer leur emploi et leur vie de famille".

vendredi 31 octobre 2014

Une Journée Particulière, d'Anne-Dauphine Julliand

Un livre sur la force de la vie et de l'amour face à la mort.

Une Journée Particulière est un très beau livre sur le deuil qui ne dit pas son nom.

Un livre sur la force de l'amour, dace à la mort, après Deux Petits Pas sur le Sable Mouillé.
Anne-Dauphine Julliand y raconte la journée qu'elle consacre aux 8 ans de sa fille, Thaïs, morte 4 ans auparavant des suites d'une maladie orpheline.
On la suit dans les moments qu'elle vit avec son entourage : ses 2 garçons et son autre petite fille, qui se bat elle aussi contre la même maladie, son mari, ses amis...
Elle y raconte, du lever au coucher, les rencontres, les va-et-vient de l'âme, les moments de recueillement et de tête à tête avec soi-même, la cohésion familiale mais aussi, la solidarité, l'amour, l'amitié, la joie et la douleur qui l'habitent.
A travers cette journée, l'auteur nous fait vivre, toucher du doigt, sa vie, cette vie pleine de l'absence de Thaïs mais aussi et surtout pleine de l'existence de cette petite fille, de l'amour et de la beauté de la relation qu'ont eue ceux qui l'aimaient avec elle.

vendredi 17 octobre 2014

Un de vos proches vient de perdre un bébé, comment l’aider ?


Faire face au deuil périnatal - comment amis et familles peuvent-ils aider?

solidarité face au deuil périnatal
Une grossesse sur 100, passé le 3ème mois, ne se terminera pas par la naissance d’un bébé vivant.
Si l’on compte qu’un française a en moyenne deux enfants, cela veut dire que, potentiellement, une femme sur 50 sera, au cours de sa vie, confrontée au deuil périnatal.


Nous connaissons tous plus de 50 femmes et serons donc, tous, un jour ou l’autre amenés à rencontrer une femme, un couple, qui aura perdu un bébé au cours de la grossesse.
Une collègue, une sœur, une amie, une fille, une belle-fille… Quelqu’un de proche ou que nous connaissons moins bien.