lundi 12 octobre 2015

Une semaine pour parler du deuil périnatal...

Trouver les mots pour entourer les parents endeuillés

Je voulais que cette semaine soit particulière, qu'elle permette à plus de monde de connaître les particularités du deuil périnatal que, surtout, elle soit l'occasion d'ouvrir un espace pour que les parents disent ce qu'ils ressentent, et pour qu'ils soient entendus.

Il y a quelques temps, Laetitia, du blog L'instinct de Vivre, m'avait parlé d'une graphiste américaine qui a eu la bonne idée de créer des cartes pour aider les proches de malades de cancer à trouver les mots pour leur dire leur affection.

L'idée était belle, et je me suis dit que la décliner pour cette semaine, justement, aurait du sens.

Aussi, je vous posterai une image par jour.

 Des mots que moi, ou d'autres parents endeuillés que j'ai rencontrés, auraient voulu entendre. Des images simples, qui disent les émotions des uns et des autres, que ce soit la tendresse, la colère ou le regret...


J'espère que vous en trouverez certaines qui vous plairont, que vous pourrez partager avec votre entourage, avec des parents que vous connaissez et qui ont perdu un bébé...

Parce que cette semaine est pour eux, et qu'ils ont besoin de vous, de nous tous, pour faire face à l'impensable...

Je commence tout doucement, parce que le temps passe parfois sans qu'on sache quoi dire et, qu'au bout d'un moment, on n'ose même plus rappeler.

Alors, tout simplement :


Carte d'excuses
J'en profite pour vous dire que je me suis inscrite aux golden gobe awards...

Si vous voulez me soutenir, pour donner l'occasion au deuil périnatal d'être mieux connu, vous pouvez aller voter pour mon blog par ici.

Merci!

vendredi 2 octobre 2015

Choisir un thérapeute lorsqu'on est en deuil



Thérapeute bienveillante pour les deuils
Après un deuil, rapidement, l'entourage  nous pousse à aller mieux. Et ce d'autant plus s'il s'agit d'un deuil périnatal, où parfois seuls les parents ont pu voir l'enfant décédé et tisser une relation avec lui.
Il est alors difficile de savoir jusqu'où nos réactions sont normales, et le conseil - bienveillant - de se "faire aider" revient fréquemment, car nos proches se sentent dépassés par nos réactions.
Se faire aider, cela veut dire aller voir un thérapeute, un psychologue ou un psychiatre... Seulement voilà... Tous les professionnels n'approchent pas le deuil de la même manière, avec le même état d'esprit. Certaines approches dites "thérapeutiques" peuvent être violentes pour l'endeuillé et le laisser encore plus seul.  Ça m'est arrivé et, croyez-moi, c'est une expérience très déstabilisante, qui survient à un moment où on a besoin de tout sauf d'être déstabilisé.

Mais alors, comment reconnaître un bon thérapeute?


Petite traduction ce matin, pour répondre à cette question et revenir sur l'importance de se respecter, de ne pas se forcer... Il s'agit d'un article du Huffington Post, écrit par Megan Devine en mars 2014 sous le titre "Si elle n'est pas faite pour "soigner" le deuil, à quoi donc peut bien servir une thérapie?".


vendredi 25 septembre 2015

Reprendre Goût à la vie après un Drame - Interview sur Sud Radio par Isabelle Brès

La vie, ses drames et la résilience, au cœur de chacun...

J'ai été interviewée le 15 septembre dernier sur Sud Radio, par Isabelle Brès.

Je vous invite à écouter cette émission qui, outre mon intervention (à 22 minutes et 27 secondes), réunit des personnes remarquables à plusieurs titre.
Remarquables par la violence de ce qu'elles ont vécu (amputation, deuil d'un enfant, viol...), tout d'abord, mais aussi par le chemin accompli pour retrouver le fil de la vie. Une vie différente de ce qu'elles avaient imaginé, mais riche d'une meilleure connaissance d'elles-même, de belles rencontres, d'une capacité aussi, sans nul doute, à savourer l'instant présent.
Ils nous racontent ces parcours de reconstruction, de manière très vivante et respectueuse du cheminement de chacun.

Bonne écoute!




Je vous invite aussi à consulter le blog plein d'énergie et d'humanité de Franck Bruno

lundi 27 juillet 2015

Témoignage sur le deuil périnatal


L’envol du Coquelicot


Recueil témoignage après la mort de bébé

Le livre d’Isabelle Lemoine est à la croisée entre le journal intime, la présentation de son association, Place des Anges, et le recueil de témoignages de parents touchés par le deuil périnatal.


mercredi 22 juillet 2015

Pourquoi parler de son bébé mort-né aux autres parents?

A la Maman que je n'ai pas hésité à mettre mal à l'aise à l'aire de jeux


La traduction d'un article paru sur "The Mighty.com", écrit par Bethany Conkel...

Parler aux étrangers de son bébé mort-né
"J'appréciais vraiment notre conversation à l'aire de jeu. C'était rempli de tous ces menus riens et autres bavardages que je me suis mise à apprécier en tant que maman d'un jeune enfant. Je trouve que ces rencontres improvisées entre mamans sont une manière agréable de passer le temps.

C'est alors que c'est arrivé.

Malheureusement, je savais que ça arriverait probablement. Vous avez posé une question banale et apparemment innocente : "C'est votre aînée?" 


mercredi 15 juillet 2015

Réduire la mortinatalité : une étude britannique

Examen des stratégies susceptibles de réduire la mortalité périnatale


Des mesures pour éviter les morts périnatales
Je vous propose la traduction d'un article rapportant une étude datée du 7 juillet 2015 par le docteur Gordon C.S.  Smith.

Le résumé en est le suivant : 


Une nouvelle étude suggère que, pour réduire les risques de morts périnatales, il faudrait améliorer le suivi par monitoring des femmes. Cela aiderait à un meilleur dépistage de celles dont le bébé pourrait être sauvé par un accouchement avant terme.


 
Petite Analyse de la traductrice...
 
Cette étude a été réalisée au Royaume-Uni, dans un contexte donc typiquement britannique.
Le suivi médical d'une grossesse n'est pas le même Outre-Manche qu'en France. Il est moins médicalisé  : moins d'échographies,  moins de visites chez le médecin, moins de prises de sang, sauf pour les personnes à risque compte tenu de leurs antécédent ou de leur contexte familial...
Dans le même temps, il est aussi plus "proche" des femmes, car en grande partie réalisé par une sage-femme, dont l'expérience, le temps et l'écoute sont une aide précieuse pour les futures jeunes mamans. Enfin, en Grande-Bretagne, accoucher à domicile ou dans une salle de naissance est chose courante lorsque c'est possible.


Ce suivi donne de bons résultats, meilleurs qu'en France même puisque le taux de décès périnatal est de 4 pour mille, contre 9,2 pour mille en France (la moitié des morts périnatales françaises sont toutefois des IMG, qui ne sont pas comptabilisées Outre-Manche.)


L'étude publiée en ce mois de juillet cible principalement les décès liés à un Retard de Croissance Intra-Utérin, mieux dépistés en France qu'au Royaume Uni (70% contre 25%). La France réalise en effet davantage de monitorings des futures mères que la Grande-Bretagne. En cela, on peut dire qu'une partie des mesures préconisées dans ce rapport sont déjà mises en application chez nous. C'est toujours bon à entendre!


Néanmoins, ses conclusions me semble intéressantes, ne serait-ce que pour les 30% de retard de croissance qui continuent à ne pas être détectés chez nous et parce qu'elle appelle à changer notre regard sur le déclenchement avant terme dans certains cas ciblés. Honnêtement, cela me semble on ne peut plus judicieux au regard des statistiques corrélant mortinatalité et dépassement de terme.



vendredi 3 juillet 2015

Les émotions du deuil périnatal - La Tristesse

Prendre le temps d'être triste lorsqu'on est en deuil

Vivre sa tristesse en deuil
J'avais, il y a quelques mois, commencé un cycle sur les émotions auxquelles tout parent endeuillé est confronté. Nous avions alors abordé la colère.
Ce 3 juillet est parfait, pour moi, pour vous parler d'une autre émotion caractérisant le deuil : la tristesse.
Cela fait 4 ans, aujourd'hui, que ma petite fille a cessé de vivre, 4 ans que je vis au quotidien avec son absence, 4 ans que je ne la vois pas grandir, jouer, se disputer, évoluer. 4 ans qu'elle est et restera mon bébé, cette toute petite fille ronde et précieuse, cette enfant dont je ne connaitrai jamais la couleur des yeux.
Je ne pouvais donc choisir de meilleur jour pour vous évoquer avec vous la tristesse...